Lance Sloane, producteur de Mortal Kombat

10 juin

La saison 2 de Mortal Kombat sera disponible en France très bientôt. Nous avons rencontré Lance Sloane, le producteur de la série.

 

Webzeline : Lance, vous venez juste de sortir la série Mortal Kombat saison 2, vous êtes un acteur clé qui faites parti de ce que j’appelle le « new real Hollywood », « real » parce qu’il y a une connexion avec le public, « new » car ce sont de nouveaux talents et Hollywood parce qu’il s’agit de la nouvelle politique des studios. Pour commencer je voudrais en savoir plus sur votre travail de producteur chez Warner Brothers.

Lance Sloane : On n’a pas encore diffusé la nouvelle série, ce sera normalement à la mi-mai, ou du moins c’est ce que nous espérons. Cela fait un peu plus de deux ans que je travaille pour Warner Bros mais ça fait 13 ans que je suis ponctuellement en relation avec Warner. Je suis parti produire mes propres long-métrages indépendants, par exemple The Good Life pour Sundance et l’année dernière avec mon autre société, Bandito Brothers, on a fait Act of Valor qui se concentre sur les forces spéciales de la marine américaine et ce film a très bien marché au box-office, environ 72 millions de dollars aux US. En même temps, je produisais et développais des webséries pour Warner et surtout Warner distribution.

W : Avant de rentrer chez Warner, vous étiez connu pour votre travail spécialisé dans l’action, particulièrement dans le domaine de la pub et pour des films indépendants. Comment avez-vous rencontré Warner?

L : J’ai toujours été en contact avec eux. Avec ma société Bandito, on a été embauché pour faire un petit boulot autour des films Terminator, du contenu pour internet et au cinéma avant les projections. C’était très intéressant de travailler avec ces personnes et ils ont vu qu’on était capable de créer du contenu de pure action, avec un réalisateur de choix, pour un bon prix. Depuis, nous avons continué à travailler ensemble, discutant de ce qu’on faisait en continu, et ça a été la suite naturelle des choses pour moi de revenir vers ce studio pour faire du contenu digital.

W : Maintenant vous êtes le directeur de Warner Bros Digital, quelle est votre stratégie ?

L : Mon boulot c’est de développer, produire et créer du contenu digital original pour le studio. La stratégie c’est de pousser le concept d’un film, de trouver de nouveaux moyens surtout de distribuer le film de façon globale, de faire de la pub pour ce genre de contenu et de les regrouper.

W : Ce qui est intéressant, c’est comment vous travaillez l’audience, vous pouvez la cerner et créer en amont ce qui permettra la production d’un vrai film?

L : Oui, certains projets se reposent sur des fans qui existent déjà. Mortal Kombat est une franchise de jeu très iconique, et il y a eu pas mal de vidéos donc le titre bénéficie déjà d’une base de fans importante. On s’est aussi révélés à de nouveaux fans dans le monde entier grâce à Machinima. Ils ont une audience bien spécifique, donc ça a été naturel pour nous de travailler avec eux. Mais pour d’autres projets, on doit commencer de rien et trouver un public et c’est une partie de notre challenge. Notre travail est de trouver de nouveaux moyens de conquérir un public à travers les médias sociaux et des moyens nouveaux. Là où un studio se servirait des affiches ou des spots radios, nous on trouve de nouveaux moyens.

W : Comme pour la série H+ qui est totalement originale ?

L : Oui, c’est un projet que personne ne connaissait, créé spécialement pour internet et on a du se construire un public et trouver le moyen d’atteindre des personne qu’on aurait jamais pu atteindre avant.

 

W : Vous êtes le premier à avoir pensé qu’il serait bon d’avoir la licence de Mortal Kombat au début de Machinima, êtes vous toujours a la recherche de licence de jeux vidéo ?

L : Mortal Kombat fait partie du département de jeux du groupe Warner donc c’était plus une collaboration qu’un achat de licence. Nous sommes toujours la recherche de nouvelles choses à développer dans notre catalogue de jeux, films, formats télé et DC comics, mais tout ne fait pas partie de notre distribution. On passe d’abord par le réseau interne pour avoir des possibilités de trouver des projets sur lesquels faire du contenu digital, puis on cherche aussi de nouveaux projets et de nouvelles franchises.

W : Le modèle commercial pour produire une websérie est particulier, pouvez-vous nous parler du modèle pour Mortal Kombat : ce qu’elle coûte, qui la finance, qu’elle est votre stratégie de distribution ?

L : C’est le studio (Warner Bros) qui finance les deux premières saisons, et on a un partenariat de distribution avec Machinima. Leur écosystème est fondé sur la publicité : chaque épisode a une franchise, ça génère des vues qui génèrent des revenus. C’est un ds moyens utilisés pour faire ça.

W : C’est vous qui cherchez les marques ou ça aussi, c’est aussi une chose que vous faites avec Machinima ?

L : En l’occurrence, Machinima a un département qui s’occupe des contrats de publicité, tout comme Youtube en a un. C’est vraiment Machinima qui gère toute cette recherche des placements de contenus Nous nous faisons juste des partenariats avec des marques si ça fait sens dans la série mais on n’a pas les ressources pour ça. On commence à s’y mettre, on a créé une division autour de la pub et des marques pour contribuer.

W : Maintenant que Machinima est consciente de la force de ce genre de projet, ils pourraient investir dans les futures saisons, et développer d’autres projets de ce type?

L : Oui, on a eu beaucoup de discussions avec eux à propos de cofinancement et partenariat pour créer de nouvelles choses avec eux et c’est bien, il y a pleins de formule à explorer avec eux.

W : Quel est le budget de la deuxième saison de Mortal Kombat ?

L : Il est similaire à un celui d’un film indépendant, du coup on maximise tous les dollars qu’on y met, pas de gâchis.

W : Quelle est maintenant la stratégie pour le film ?

L : On essaie d’avoir le feu vert avec le studio en développant le scénario, préparant le budget, faisant des repérages. C’est sur la bonne voie, on espère tourner cet été et le sortir en 2014.

W : Mortal Kombat saison 2 fera-t-il autant de vues que la saison 1?

L : La première saison, c’est 18 million de vues tous contenus confondus, et les trailers ont très bien marché . On espère que la deuxième saison fera aussi bien, voir mieux, mais on ne peut pas vraiment prévoir.

W : Mais si on se base sur les chiffres, on peut supposer qu’ils garantissent un certain succès du film, disons au moins 50 000 entrées.

L : Bien sûr, toutes ces vues et ces fans générés par internet, c’est à prendre en compte. Pas seulement les films, mais surtout le jeux, qui va vraiment offrir de grandes possibilités de marketing et de publicité. C’est une chose à laquelle le studio réfléchit beaucoup. Cela ne fera pas tout, mais ça nous rends vraiment optimistes et enthousiastes.

W : On sait aussi que vous aimer découvrir de nouveaux talents, de nouveaux réalisateurs : alors, vous avez découvert le nouveau spielberg ? 

L : Oui, travailler avec Kevin sur Mortal Kombat a été une super expérience et travailler avec ce genre de talent est une super opportunité pour nous comme studio et pour lui comme réalisateur, d’avoir notre soutien et notre confiance dans son talent, et pas seulement pour Mortal Kombat mais aussi dans ses futur projets! C’est très important pour nous de créer une maison pour ce genre des jeunes réalisateurs et pour les nouveaux projets à venir, c’est très gratifiant et c’est surtout très marrant. Quand on trouve quelqu’un comme ça, qui comprend vraiment le processus de la plateforme digitale pour distribuer le film, c’est un véritable cadeau.

W-makers avec Maxime Potherat – partie 4/4 – Les confidences

17 mai

La dernière partie de W-makers avec Maxime Potherat.

 

W-makers avec Maxime Potherat – Partie 3/4 – L’atelier

29 avr

Comment est réalisé « Le 65″ ? Explication en image avec Maxime Pothérat.

Le making-of de On Habite au 65

Pour moi, le 65, c’est le principe de l’union fait la force. Il faut s’entraider les uns les autres : on a l’habitude de faire lire les projets aux copains, pourquoi ne pas officialiser la méthode ? Il y a donc différents petits programmes, chaque programme est écrit par différents auteurs. On commence par des réunions en petit comité où sont écrits des débuts d’épisode, avec une thématique et quelques vannes. Puis on se réhttp://webzeline.wordpress.com/wp-admin/post-new.phpunit tous pour présenter aux autres groupes son travail. Les autres rajoutent de la matière, des idées, puis chacun repart finir l’écriture dans son coin. Commencer à écrire en groupe avec quelques idées, une trame, puis utiliser la force de tous les retours pour avancer, c’est la formule. Ensuite, je finalise tous les épisodes avec quelques auteurs, tout est écrit de façon très précise pour permettre un découpage également très précis. Il faut être très organisé sur plan de travail, pour un tournage réussi, c’est essentiel. Tout est auto-produit : c’est mon matériel, une  caméra FX300, un appareil photo, une caméra cachée, une caméra GoPro, des objectifs marrants, on se débrouille avec ce qu’on a. Je défraye repas et déplacement, ça me revient à environs 200€ pour 4 épisodes. L’idée c’est de dépenser le moins d’argent en étant le plus efficace possible : comment utiliser les contraintes pour en faire une force ? Sur une scène de théâtre, tu peux faire tout et n’importe quoi, tu peux imaginer que tu es sur un bateau sans bateau… pourquoi pas dans un cadre de caméra ? Les gens comme Norman, c’est ce qu’ils font : ils annoncent le décor à venir au spectateur, ils changent un peu la lumière et les accessoires et c’est parti. Le spectateur comprend très bien ce code. On s’est dit qu’on devait faire la même chose, imaginer l’immeuble comme une scène de théâtre que l’on peut transformer, avec laquelle on peut jouer. On essaie d’aller un peu plus loin dans les lumières, les costumes pour pousser au maximum cette transformation… de, par exemple, mon pallier en navire pirate : tendre des toiles, mettre des filets et un bandana ! Ça libère une masse énorme de création de jouer avec les codes. Les moyens  donnent une facilité, mais si on est malin on peut faire pleins de choses sans argent, avec ce principe de l’annonce, c’est tout bête. C’est ça qui m’intéresse, de jouer avec les moyens qu’on a, ce qui n’est quand même pas toujours évident.

Ce que je préfère sur un plateau, avec le cadre, c’est aussi la direction d’acteur. J’essaie de travailler dessus de plus en plus : j’ai fais des stages et des ateliers. Mais c’est pas simple car tous les acteurs n’aiment pas répéter et c’est de la matière très sensible. En France, je trouve qu’on n’a pas de très bonne formation de comédien et de direction d’acteur, c’est encore très classique, il n’y a pas beaucoup de recherche. J’ai envie d’aller plus loin dans les tests, on a déjà trouvé deux ou trois techniques qui fonctionnent bien. Par exemple, j’aimerais que les acteurs soient capables de plus s’entraider, parce que je me suis aperçu que quelques uns demandaient des conseils aux autres très discrètement, dans les loges : pourquoi ne pas le faire directement en répétition ? Demander à un autre acteur de jouer telle scène pour voir ce qu’il amène, de s’en inspirer, s’influencer,… Ainsi, on est tous ensemble pour que le film soit le meilleur. On ne devrait pas être au service de sa personne, mais au service du film, c’est le plus important ! Mais c’est rare les gens comme ça… Enfin, c’est ce que j’essaie de mettre en place dans le 65, pendant un temps donné de travailler les uns avec les autres pour montrer ce dont on est capable, de grandir ensemble, utiliser nos compétences pour les autres, pour l’intérêt commun, tout le monde y gagne.

On a essayé de mettre en place une stratégie de communication pour le 65 qui a plus ou moins bien marché. C’est un travail sur le long terme et vu qu’on fait ça de façon bénévole, on ne peut pas y mettre 100% de notre temps. Le but c’est de faire parler de nous de toute façon, de fidéliser les gens par les abonnés Youtube, par Twitter. L’idée, c’est d’organiser à terme des soirées théâtres avec les gens du collectif où les fans pourront venir. J’aime bien le côté virtuel où les gens peuvent communiquer plus vite, réagir, mettre des commentaires, des critiques, mais il faut les ramener dans des espaces réels : théâtre, projection. Ces différents médias vont se rencontrer et on pourra passer de l’un à l’autre, ce sera super chouette.

L’actu des webséries #04

19 avr

Allez un petit tour d’horizon de ce qui se passe dans le monde de la websérie :

Entretien (en anglais) avec les créateurs de H+, produit par Warner et Bryan Singer :
En attendant que la série soit visible en France, voici un entretien des deux créateurs de H+, probablement la meilleure websérie réalisée à ce jour.

http://tangledwebwewatch.com/2013/04/11/interview-with-the-writercreators-of-warner-brothers-h-the-digital-series/

L’agence Elite:

L’agence Elite a lancé, mercredi 17 avril, une web-série dévoilant les coulisses du concours Elite Model Look :

http://www.ladepeche.fr/article/2013/04/15/1606132-elite-ouvre-portes-coulisses-concours-mannequins.html

Les Web-Séries, un phénomène en vogue :

http://mazemag.fr/cinema/04/2013/les-web-series-un-phenomene-en-vogue/

 

Les séries se connectent:

Internet, jeux vidéo, contenus pour smartphone, webisodes… les séries passent au « transmédia », et se connectent avec leurs fans.

http://www.lemouv.fr/diffusion-les-series-se-connectent

La websérie Guidestones remporte un digital Emmy Awards

10 avr

Le 8 avril, la websérie Guidestones a remporté le Digital Emmy Awards dans la catégorie fiction.

http://bcove.me/krapkedi

Guidestones a également remporté le 27 février dernier le Canadian Screen Awards du meilleur programme digital dans la catégorie fiction.

Basée sur des évènements réels, la série thriller Guidestones, crée par Jay Ferguson, raconte l’histoire de deux étudiants journalistes faisant une investigation sur une conspiration autour d’un assassinat non résolu. Ils vont alors découvrir un étrange monument : Les Guidestones.

L’actu des webséries #03

29 mar

LA WEBFEST

Début cette semaine de la 4ème édition du LA WEBFEST. Une centaine de webséries du monde entier en compétition. Résultat dimanche soir ! Et bientôt dans webzeline, une interview exclusive avec Michael Ajakwe, créateur du festival.

http://www.lawebfest.com

 

ZOMBIELAND

Amazon vient de donner son feu vert pour la réalisation d’une web-série basée sur le film Zombieland:

http://geeko.lesoir.be/2013/03/25/amazon-lancera-une-web-serie-basee-sur-le-film-zombieland/

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LES SUPERCHERIES LITTERAIRES
Les supercheries littéraires, une websérie d’animation sur les rouages de l’édition, diffusée par la plateforme Studio 4.0 :

http://www.france4.fr/studio-4-0/webseries/les-supercheries-litteraires

 

LES MEILLEURS WEBSERIES DU MOMENT :
Les 25 meilleurs webséries du moment par le site complex.com :

http://www.complex.com/pop-culture/2013/03/25-best-web-series-right-now/

Notre préférée c’est BIG COUNTRY BLUES, et vous ?

« Big Country Blues » Trailer from Brian A Ross on Vimeo.

Wmakers avec Maxime Potherat – partie 2/4 – Les coups de coeur

25 mar

Pour cette deuxième partie de l’émission Wmakers (voir ici la première partie) consacrée à Maxime Potherat, créateur de la websérie « Le 65″, nous nous sommes attardés sur les dernières découvertes et coups de cœur de Maxime. Au programme : Le FIEALD, les webséries A PROPOS et GIGI: ALMOST AMERICAN.

 

Maxime Potherat : « Les soirées du FIEALD au théâtre de Trévise, c’est le berceau de ma création et de mes rencontres. C’est le noyau des artistes du café théâtre parisien, les ¾ des choses que je fais c’est grâce au FIEALD.  C’est un super lieu de rencontre et d’échange, tout le monde est bénévole. Tous les dimanches soirs, il y a une équipe d’animation et des artistes qui viennent faire des sketchs entrecoupés d’animation, de tour de magie, de musique… un peu comme La Petite Couronne, comme pleins de programmes télés !  Des tonnes de gens sont passées par là : Djamel Debbouze, Michel Muller, Eric et Ramzy, Gad Elmaleh. Les artistes viennent pour 19h30, on en choisit 10 au hasard, on essaye de varier entre one man show, magie, musicien, de faire tourner un peu les gens pour que tout le monde ait le droit de monter sur scène. Parfois c’est super drôle, parfois c’est très naze… c’est le jeu !

Je reviens du festival de Luchon, où Jimmy Conchou a eu le prix pour les webséries… mais pas pour A PROPOS, sa dernière ! Il a été sélectionné pour un vieux truc qu’il a fait il y a sept ans… qui est moins bien que ce qu’il fait aujourd’hui. Mais c’est très positif pour lui ! Avec A PROPOS, il va intégrer le 65 c’est officiel, c’est super, c’est un programme drôle et intelligent. »

LE FIEALD : http://www.fieald.com/

A PROPOS : http://www.apropos-webserie.com/

GIGI : ALMOST AMERICAN : http://www.france4.fr/studio-4-0/webseries/gigi-almost-american

Wmakers est une production Rockzeline : www.rockzeline.com

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